
Imaginez Wikipédia, mais avec une énorme boule qui roule sur la page et ramasse tout ce qu’elle trouve sur son passage. C’est exactement le principe de Weball, une petite expérience web directement inspirée de Katamari Damacy.
Ici, pas de compte à créer ni de longue introduction. Vous arrivez sur une page web et votre objectif est simple : rouler, ramasser les éléments suffisamment petits et faire grossir votre boule jusqu’à atteindre l’objectif.
Un concept très simple, mais particulièrement efficace.
Weball commence par transformer Wikipédia en jeu
Lorsque vous découvrez Weball, le premier niveau vous plonge dans une page Wikipédia.
Votre boule est encore petite. Il faut donc commencer par récupérer les éléments accessibles avant de pouvoir s’attaquer progressivement à des morceaux de page de plus en plus importants.
Plus vous ramassez d’éléments, plus la boule grossit. Et forcément, plus elle grossit, plus le chaos s’installe dans la page.
Le fonctionnement rappelle immédiatement Katamari Damacy, dont le principe consiste justement à faire rouler une boule capable d’absorber des objets de taille croissante.
de nouveaux niveaux à débloquer
Weball ne vous donne pas immédiatement accès à toutes ses possibilités.
Une fois l’objectif du premier niveau atteint, le jeu annonce le déblocage de deux autres terrains :
- Cameron’s World, un énorme collage inspiré de l’époque GeoCities ;
- The Old Net, qui permet de replonger dans l’ancien web.
Chaque page possède une structure très différente. Le comportement de la boule et les éléments que vous pouvez ramasser changent donc naturellement d’un niveau à l’autre.
C’est justement ce qui rend l’expérience amusante : une simple page web devient ici un véritable décor de jeu.
puis Weball vous laisse tester le site de votre choix
Après avoir découvert les niveaux proposés, Weball permet également de saisir l’adresse d’un autre site web.
Et là, le concept devient encore plus intéressant.
Vous pouvez essayer un blog, un site connu ou, évidemment, votre propre site pour voir ce qu’il donne une fois transformé en terrain de jeu.
Il faut néanmoins garder une limite en tête : les pages sont chargées sans leur JavaScript. Un site qui construit une grande partie de son interface côté client pourra donc apparaître incomplet.
Tous les sites ne fonctionneront pas parfaitement, mais tester différentes adresses fait clairement partie du plaisir.
une expérience web inutile, et c’est justement pour ça qu’elle est réussie
Weball ne va pas améliorer vos performances, optimiser vos images ou générer du code.
Et ce n’est absolument pas son objectif.
C’est une expérience créative qui utilise les éléments classiques d’une page web pour en faire quelque chose de complètement différent. Les textes, images, boutons et blocs de contenu ne sont plus seulement une interface : ils deviennent des objets à ramasser.
Le résultat est original, immédiat et suffisamment bien pensé pour donner envie de terminer le premier niveau simplement pour voir jusqu’où le concept peut aller.
mon avis sur Weball
Weball fait partie de ces petits projets web que j’aime particulièrement découvrir.
L’idée tient en quelques mots, on comprend immédiatement comment jouer et le développeur ne cherche pas à transformer le concept en outil compliqué.
Vous commencez tranquillement sur Wikipédia, votre boule devient de plus en plus énorme et, quelques minutes plus tard, vous êtes déjà en train de chercher quel site vous allez sacrifier ensuite.
Simple, original et parfaitement inutile : tout ce qu’il faut pour perdre quelques minutes sur Internet.






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